Ambassade de Turquie à Paris

Communiqués de Presse du Ministère des Affaires étrangères de la Turquie

Communiqué De Presse Concernant Le 70e Anniversaire De L'exil Des Turcs Tatars De Crimée De Leur Patrie, La Crimée , 18.05.2014

No: 150, 18 Mai 2014

Nous commémorons avec beaucoup de tristesse et de chagrin le 70e anniversaire de l'exil du peuple Turc tatar de Crimée par l'Union des Républiques socialistes soviétiques le 18 mai 1944. Il y a soixante-dix ans aujourd'hui, près de 250 000 Turcs tatars de Crimée, principalement des femmes et des enfants, avaient été enlevés à leur domicile en pleine nuit par des soldats armés, entassés dans des wagons de marchandises dans des conditions contraires à la dignité humaine et exilés de force dans des régions à des milliers de kilomètres de leur patrie, sans eau ni nourriture. La moitié de ces personnes déracinées ont perdu la vie en raison des conditions sévères de faim et de négligence et des maladies subies pendant le voyage et dans les lieux où ils ont été installés.

Les douleurs profondes de cette persécution historique de masse, dont nous nous souvenons malheureusement une fois de plus aujourd'hui, ont laissé des traces indélébiles dans la mémoire collective de la nation turque. Nous souhaitons la miséricorde de Dieu à tous nos frères et sœurs qui ont perdu leur vie à cause de l'exil.

Le peuple turc tatar de Crimée a commencé à retourner dans leur patrie après des décennies, à partir de 1989 (à la suite de la lutte qu'elle a menée sous la direction de Mustafa Abdülcemil Kırımoğlu). Pourtant, encore aujourd'hui, plus de cent mille Turcs tatars de Crimée n'ont toujours pas pu regagner leur patrie, la Crimée.

A cette occasion, nous exprimons une fois de plus notre forte solidarité avec les Turcs tatars de Crimée dans les circonstances extraordinaires qu'ils traversent actuellement. Nous réitérons notre conviction qu’ils pourront surmonter dans l'unité, l'intégrité et la sérénité et par des méthodes démocratiques et pacifiques les défis auxquels ils sont confrontés aujourd'hui et qu'ils maintiendront leur présence en Crimée en protégeant leurs droits et leurs intérêts. La Turquie assumera sa part de responsabilité afin de les aider à atteindre cet objectif.