Ambassade de Turquie à Paris

Communiqués de Presse du Ministère des Affaires étrangères de la Turquie

Déclaration Du Porte-parole Du Ministère Des Affaires Étrangères, M. Tanju Bilgiç, En Réponse À Une Question Concernant Les Déclarations Des Fonctionnaires Grecs Sur La Minorité Turque En Thrace Occidentale , 18.05.2016

QR-15, 18 mai 2016

De hauts fonctionnaires grecs ont allégué récemment que la minorité turque en Thrace occidentale, qu'ils appellent la «minorité musulmane», jouit de tous les droits en Grèce, pays membre de l'UE, et ils affirment même que la minorité turque devrait remplir ses obligations envers l'État grec, sans tenir compte de leurs propres obligations.

La situation actuelle de la minorité turque en Thrace occidentale qui demande de bénéficier des droits des minorités en Grèce et à être traitée comme des citoyens égaux est très loin du contenu positif des déclarations des fonctionnaires grecs.

Dans ce contexte, la minorité turque en Thrace occidentale attend essentiellement de la Grèce qu’elle respecte l'identité ethnique de ladite minorité; qu’elle applique les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme concernant les organisations non gouvernementales, ce qu’elle n'a pas fait depuis huit ans sous prétexte que les dites organisations portaient un nom «turc»; qu’elle réponde aux demandes d'ouverture de jardins d'enfants des minorités et des écoles à d'autres niveaux pour les minorités; qu’elle reconnaisse les muftis élus par la minorité et qu’elle n’interfère pas dans leur liberté de religion. Ladite minorité attend également de la Grèce qu’elle fasse en sorte que la minorité puisse s’exprimer de plein droit sur les administrations et les activités de sa fondation et qu’elle restaure les membres de la minorité qui ont été privés de leur citoyenneté en vertu de l'article 19 abrogé de la Loi sur la citoyenneté grecque.

Très attentive à ces questions en les abordant avec les autorités grecques, la Turquie entend que les règlements et les pratiques, qui permettront aux membres de la minorité de jouir de tous les droits et des libertés fondamentales dans le cadre des accords bilatéraux et internationaux et des droits de l'homme universels, prennent effet dès que possible en Grèce qui est membre de l'UE. Nous considérons que cela aura un effet positif sur nos relations bilatérales.